Au mois de Nisan (qui était le premier mois, le même que le mois d’Abib où la Pâque était célébrée, et qui fit partie, avec le neuvième mois de Kislev, de la vingtième année d’Artaxerxès), Néhémie donna le vin au roi, en sa qualité d’échanson.
Sa prière (1:11) fut exaucée, après qu’il eut «mené deuil plusieurs jours», c’est-à-dire quatre mois environ. Le jeûne et la tristesse avaient laissé leurs traces sur son visage; or il n’était pas permis de se présenter devant le roi avec un visage triste (Dan. 1:10);
mais Dieu se servit de ce fait même pour mettre dans la bouche du roi les paroles qui devaient fournir occasion à la requête de Néhémie.

De tels miracles, en réponse à nos prières, font partie des circonstances journalières de notre vie chrétienne, si bien qu’à peine y prenons-nous garde. En considérant les choses de près, tout est miracle dans les voies de Dieu envers nous. Il détourne certains dangers, nous procure certaines rencontres, en empêche d’autres, nous fournit des occasions, nous barre certains chemins; en un mot, sa main est partout à l’œuvre pour accomplir ses voies de grâce envers le fidèle ou par son moyen.

Sangiza abandi